Dès son arrivée à l’aéroport de Faa’a, le ministre de l’Intérieur a répondu aux questions des journalistes présents à son arrivée. « Nous sommes très heureux d’être en Polynésie et d’être accueillis par le président du gouvernement », a-t-il déclaré en préambule.
Cette visite est notamment destinée à faire le point sur les préparatifs de l’épreuve de surf des Jeux Olympiques qui se déroulera, l’année prochaine, sur le spot de Teahupo’o. « Ce qui m’intéresse, aujourd’hui, c’est de pouvoir accompagner le gouvernement polynésien avec la ministre de Sports pour la grande épreuve du surf, qui est très importante pour l’ensemble de notre pays et pour la Polynésie », a-t-il dit, en précisant que des « moyens renforcés de police et de gendarmerie » seront déployés pour la durée de l’évènement.
Interrogé sur la participation des élus indépendantistes polynésiens à la prochaine réunion du Comité spécial de la décolonisation des Nations Unies, Gérald Darmanin a indiqué s’y être rendu il y a quelques mois, « pour la première fois pour un ministre de l’Intérieur », « pour parler de la Nouvelle-Calédonie ». « Je sais que le président du gouvernement -Moetai Brotherson, Ndlr- a eu des échanges avec le président de la République et vous comprendrez bien que ce ne sont pas les sujets qu’il peut aborder avec moi mais avec le président de la République », a déclaré Gérald Darmanin. Puis d’ajouter : « Nous sommes respectueux du choix des Polynésiens. Vous aurez constaté que j’ai félicité le président Brotherson dès son élection (…) Des gestes ont été faits de part et d’autre pour rassembler tous les Polynésiens ».
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Grands investissements
Le ministre de l’Intérieur a également indiqué vouloir discuter avec les élus locaux du « réchauffement climatique » car « la Polynésie sera en premier touchée ». « C’est ce qui touche la jeunesse et cela mérite de grands investissements de la part de l’Etat français ».
« C’est aussi le cas du développement économique. J’ai aussi entendu de la part du président du gouvernement qu’il considérait qu’il y avait encore beaucoup de travail économique à faire (…) Quand on voit qu’on ne produit que 35% de ce que l’on consomme en Polynésie, il faut d’abord faire l’autonomie alimentaire, me semble-t-il, l’autonomie économique, agricole, plutôt que de penser à d’autres choses » a-t-il encore estimé.
Le ministre de l’Intérieur entend enfin aborder « d’autres sujets institutionnels » avec ses interlocuteurs. « Je vais également aux Marquises et les Marquises ont aussi demandé un certain nombre d’évolutions institutionnelles. Est-ce qu’elles sont toutes bonnes pour le gouvernement de la Polynésie française ? Il faut qu’on en discute », a-t-il conclu.