Des deux habitations construites sur un même terrain, dont une maison OPH datant de 2003, il ne reste que des tas de tôles, de ferraille et les murs en béton. Toute une vie partie en fumée pour papa Jean-Paul et les cinq personnes qui occupaient les lieux.
« J’ai nettoyé la cour et ensuite j’ai brûlé les déchets verts. Le feu commençait à s’éteindre lorsque j’ai quitté la maison pour récupérer une voiture vers Tatutu, raconte papa Jean-Paul. Mais au retour, j’ai aperçu la fumée. Je me suis rendu au site de vente de fleurs de ma femme, à la mairie. C’est elle qui m’a dit de rentrer, que la maison brûlait. »
Faute de surveillance et à cause du vent, le pire est arrivé. Pour la mairesse Sonia Punua, un rappel des règles en matière de feux de jardin s’avère nécessaire. « C’est la même consigne pour toutes les communes, pas seulement à Papara. Il y a un créneau horaire pour les feux de jardin. Ils sont autorisés de 9 heures à midi. Autrefois cela se faisait de manière inconsciente ou inconsidérée », dit-elle.
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À quelques mètres du sinistre, une autre habitation a subi les dégâts des flammes. Mais l’intervention des pompiers de la commune, soutenus par ceux de Mataiea et de Paea, aura empêché le feu de tout ravager. Seuls le garage et une des chambres ont été touchés. Encore sous le choc, Vaheana témoigne : « On a juste vu dans le coin les flammes et on a entendu comme des pétards. Ça vite touché mon garage. »
En attendant de reconstruire leur fare, papa Jean-Paul et sa famille ont trouvé refuge chez l’une de ses filles.