Décidée à promouvoir le va’a dans le monde entier, la fédération polynésienne de va’a n’a pas hésité à pousser les portes du Forum Peace and Sport de Monaco, début décembre. Les rencontres ont visiblement porté leurs fruits, la délégation polynésienne ayant obtenu la création d’un évènement en marge du prochain Hawaiki Nui. Intitulé Va’a For Peace, ce rendez-vous promet de servir de vitrine pour le va’a.
Lire aussi – Le va’a aux JO, un projet qui se concrétise
« Le lobbying effectué depuis deux ans porte ses fruits aujourd’hui, puisque nous allons pouvoir déplacer vers chez nous une cohorte de dirigeants du monde du sport. Si nous arrivons à les faire venir comme prévu, effectivement oui, je peux dire que nous avons concrétisé une partie de notre projet » , se félicite Jean-Pierre Beaury, chef du pôle de développement olympique à la Fédération tahitienne
Véritable antichambre des jeux olympiques, l’événement monégasque regroupe un aréopage de leaders sportifs et de champions du monde entier, à l’image d’un Tony Estanguet déjà séduit par la pirogue polynésienne. Un soutien de poids auquel s’ajoute depuis peu celui de la fédération internationale de va’a. « La Présidente a émis ses souhaits et elle a été claire, nous devons aller vers les J.O pour que ça devienne un sport à part entière et non pas un sport sous-jacent d’un autre sport olympique » , précise Jean Pierre Beaury..
– PUBLICITE –
Pour devenir un sport olympien, le va’a doit fédérer d’autres nations que le Maroc, et donc d’autres continents que l’Afrique. Ambassadeur de longue date du va’a, Gordon Barff révèle que le Brésil aurait sauté le pas. « C’est un truc phénoménal et ça a été confirmé par la Présidente de la FIV qui nous a dit que a Fédération Brésilienne de va’a n’est plus une fédération sous-jacente de la Fédération Brésilienne de kayak, indique-t-il. C’est une première et je pense que d’autres pays derrière vont suivre, non pas pour quitter la Fédération de kayak, parce que ce sont nos amis aussi, mais pour pouvoir s’émanciper » .
Dans l’idée, d’autres pays s’inviteront dans la danse en Polynésie, lors du Va’a For Peace. L’objectif reste le même : une inscription de la discipline aux jeux olympiques de Brisbane 2032, en Australie.