Sciences Po Pacifique : former l’élite océanienne dès 2026

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Former l’élite du Pacifique, former les cadres de demain, c’est l’ambition portée par le projet d’extension du réseau des instituts d’études politiques dans notre zone géographique. Une initiative conjointe des universités de Polynésie et de Nouvelle-Calédonie, qui s’inscrit dans le cadre indo-pacifique, devenu un épicentre stratégique tant pour les échanges commerciaux que pour les rivalités entre grandes puissances, les enjeux de sécurité ou encore le climat. Les porteurs du projet espèrent offrir cette nouvelle voie d’excellence aux étudiants du Pacifique dès la rentrée 2026.

Publié le 25/03/2025 à 17:46 - Mise à jour le 26/03/2025 à 8:00

Former l’élite du Pacifique, former les cadres de demain, c’est l’ambition portée par le projet d’extension du réseau des instituts d’études politiques dans notre zone géographique. Une initiative conjointe des universités de Polynésie et de Nouvelle-Calédonie, qui s’inscrit dans le cadre indo-pacifique, devenu un épicentre stratégique tant pour les échanges commerciaux que pour les rivalités entre grandes puissances, les enjeux de sécurité ou encore le climat. Les porteurs du projet espèrent offrir cette nouvelle voie d’excellence aux étudiants du Pacifique dès la rentrée 2026.

Pas d’annonce officielle à ce stade, mais un accord de principe avec Science Po Paris. Le Pacifique pourrait bientôt être le siège d’un nouvel institut d’études politiques labellisé. Reste toute une série de démarches administratives et financières à boucler.

« On sera un des désormais huit instituts d’études politiques de province avec le label Sciences Politiques de l’IEP Paris, annonce Jean-Paul Pastorel, professeur de droit public et vice-président du conseil d’administration de l’UPF. Il faudra évidemment arriver à un modèle qui soit durable et viable sachant que ce qui est prévu, c’est de faire une première année en Polynésie française, une deuxième année en Nouvelle-Calédonie, la troisième année comme dans tous les instituts d’études politiques se fait à l’international donc avec des partenaires internationaux et nos étudiants à ce moment-là bénéficieront pour un master éventuel s’ils souhaitent poursuivre en master, ils pourront bénéficier des masters qui sont offerts en France métropolitaine par l’ensemble des instituts d’études politiques.« 

Dans le sillage de la prépa pour les concours de Science Po ou la délocalisation de l’examen réalisé de nuit en Polynésie, ce projet marque une nouvelle avancée majeure pour les étudiants polynésiens, comme Clara. Une véritable ouverture sur nos voisins du Pacifique. « Si tu es intéressé par un parcours Sciences Po, c’est vrai que souvent tu es obligé de partir en France. Et les concours, c’est compliqué. Même s’il y a quelques opportunités ici, c’est que deux admis. Donc ça permet vraiment d’ouvrir d’opportunités, de permettre à plus de personnes de découvrir le milieu.« 

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Raven est étudiant en droit parcours excellence. Cette nouvelle suscite son intérêt « parce qu’il y a plus de concurrence pour intégrer les science-po au niveau national, et en plus les conditions de passage d’examen au vice-rectorat […] avec le décalage horaire, c’est assez compliqué quand même. Un grand respect aux personnes qui ont réussi à passer le concours, mais les conditions ne sont pas là. »

Développer les filières proposées dans nos frontières, mais surtout permettre de former les futurs cadres polynésiens et calédoniens. Deux territoires qui disposent de compétences élevées, dont le pouvoir législatif, celui de fabriquer ses propres lois. Mais cette démarche s’inscrit aussi pleinement dans la dynamique de l’espace indo-pacifique.

« Aujourd’hui, le centre du monde, c’est quand même l’Asie-Pacifique, donc nous faisons partie de cet Indo-Pacifique et donc, il était nécessaire, évidemment, de s’inscrire et de s’inscrire complètement à travers cette grande école dans l’Indo-Pacifique, estime Semir Al Wardi, Professeur des universités en science politique. Il est évident qu’il y aura une partie des cours qui portera sur l’Indo-Pacifique, sur les différents axes asie-pacifiques, sur les nouvelles roules de la soie. C’est évident. »

La première promotion devrait compter une quarantaine d’élèves : 15 pour la Polynésie française, 15 pour la Nouvelle-Calédonie et une dizaine issue du concours national. Les frais de scolarité devraient s’aligner sur ceux de la Métropole, avec une possibilité de bourses. Reste à savoir si des recrutements seront opérés localement pour le corps enseignant.

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