Une danse du feu soigneusement orchestrée pour une scène particulière : celle du Championnat du monde. Il faut beaucoup de rigueur pour maîtriser 6 minutes de chorégraphie, où chaque détail sera scruté par le jury.
« C’est un tout. La vitesse, l’aspect guerrier, les prises de risques et aussi l’originalité au niveau de mouvement », explique Heimana.
Et pas plus de 2 tombés de couteaux ne sont autorisés pour espérer atteindre la finale. Le danseur du feu ne compte plus le nombre d’heures passées à s’entraîner, en plus des cours qu’il donne régulièrement. S’il n’a pas encore conquis les jurés du Championnat du monde, ses élèves, eux, le sont.
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« Je l’ai vu progresser et gagner en puissance, en technique. Du coup j’espère vraiment qu’il sera sur le podium. J’espère vraiment qu’il va gagner », confie Mathias, 10 ans.
Une victoire en laquelle son grand frère, Tametea, a pleinement confiance. Également danseur de feu, il connaît aussi bien ses faiblesses que ses forces.

« Physiquement, chorégraphiquement, il est prêt. Ce qui va jouer ce sont les tombés, car il y a des points en moins. Donc c’est surtout son stress sur scène qu’il faut qu’il arrive à gérer », dit-il.
Contrôler ses émotions pour parvenir à réaliser ce rêve de se hisser au sommet. Plus que le podium, ce sont d’autres motivations qui animent Heimana.
« Notre but avec mon frère Tamatea, c’est de promouvoir ça davantage, à la fois dans nos cours de danses, ici, qu’à l’international, pour montrer à tout le monde que cette discipline existe. Et qu’il ne faut pas l’ignorer », dit-il.
Un projet. Une ambition. Mais avant tout une passion, qu’il partage avec petits et grands, filles et garçons.