Windy participe souvent aux festivités du Heiva. Costumière, danseuse et chanteuse, elle se mue parfois en compositrice dans le cadre d’événements scolaires, à Raiatea. Pour cette enseignante et artiste, la venue de la Sacem (Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique) dans les Raromatai est une opportunité en or. « Il y a énormément de personnes qui écrivent et qui composent et qui ne déposent pas leurs œuvres auprès de la Sacem, signale-t-elle. Énormément de personnes s’approprient les œuvres d’autres personnes c’est important de venir enregistrer son œuvre » .
Chants, créations instrumentales : un groupe du Heiva peut produire plus d’une quinzaine d’œuvres selon les thématiques choisies. Celles-ci circulent ensuite sur les plateformes de streaming, dans l’espace médiatique, et dans les lieux publics. Restaurateur de l’île sacrée, Gilbert devient alors diffuseur. « La musique permet de se relâcher pendant le temps de la pause déjeuner. C’est bien d’être dans les clous et donc de payer sa Sacem » .
Les échanges avec les professionnels de la diffusion musicale jouent un rôle essentiel dans la reconnaissance des droits d’auteur. La Sacem tient à rappeler un principe fondamental : chaque œuvre mérite d’être protégée et valorisée. « Il y a deux parties bien distinctes : la partie diffuseur, diffusion de musique, donc les lieux, les restaurants, les bars, les magasins, etc, et toute la partie auteur-compositeur avec la protection de leurs œuvres, de leur musique, comment ça fonctionne, les répartitions, quand est-ce qu’ils vont toucher de l’argent » , explique la déléguée générale de la Sacem Virginie Bruant. Il y a vraiment beaucoup d’informations à faire, beaucoup d’accompagnements » .
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Plus que de simples mesures administratives, la protection et la rémunération des créateurs sont essentielles pour préserver et valoriser le patrimoine musical polynésien.