Raiatea : la Sacem en mission pour valoriser les créateurs musicaux

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Après un long travail d’information, la Sacem Polynésie s'est déplacée pour la troisième fois à Raiatea, fin février. Un contact nécessaire pour valoriser, accompagner les auteurs-compositeurs, mais aussi les diffuseurs et les habitués du Heiva, véritable vivier de créations musicales et instrumentales.

Publié le 03/03/2025 à 10:08 - Mise à jour le 03/03/2025 à 10:08

Après un long travail d’information, la Sacem Polynésie s'est déplacée pour la troisième fois à Raiatea, fin février. Un contact nécessaire pour valoriser, accompagner les auteurs-compositeurs, mais aussi les diffuseurs et les habitués du Heiva, véritable vivier de créations musicales et instrumentales.

Windy participe souvent aux festivités du Heiva. Costumière, danseuse et chanteuse, elle se mue parfois en compositrice dans le cadre d’événements scolaires, à Raiatea. Pour cette enseignante et artiste, la venue de la Sacem (Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique) dans les Raromatai est une opportunité en or. « Il y a énormément de personnes qui écrivent et qui composent et qui ne déposent pas leurs œuvres auprès de la Sacem, signale-t-elle. Énormément de personnes s’approprient les œuvres d’autres personnes c’est important de venir enregistrer son œuvre » .

Chants, créations instrumentales : un groupe du Heiva peut produire plus d’une quinzaine d’œuvres selon les thématiques choisies. Celles-ci circulent ensuite sur les plateformes de streaming, dans l’espace médiatique, et dans les lieux publics. Restaurateur de l’île sacrée, Gilbert devient alors diffuseur. « La musique permet de se relâcher pendant le temps de la pause déjeuner. C’est bien d’être dans les clous et donc de payer sa Sacem » .

Les échanges avec les professionnels de la diffusion musicale jouent un rôle essentiel dans la reconnaissance des droits d’auteur. La Sacem tient à rappeler un principe fondamental : chaque œuvre mérite d’être protégée et valorisée. « Il y a deux parties bien distinctes : la partie diffuseur, diffusion de musique, donc les lieux, les restaurants, les bars, les magasins, etc, et toute la partie auteur-compositeur avec la protection de leurs œuvres, de leur musique, comment ça fonctionne, les répartitions, quand est-ce qu’ils vont toucher de l’argent » , explique la déléguée générale de la Sacem Virginie Bruant. Il y a vraiment beaucoup d’informations à faire, beaucoup d’accompagnements » .

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Plus que de simples mesures administratives, la protection et la rémunération des créateurs sont essentielles pour préserver et valoriser le patrimoine musical polynésien.

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