Les faits s’étaient déroulés dans le courant de l’année 2022 à la Presqu’île où réside cet homme qui vivote de la pêche. A deux reprises, il s’en était pris à des petites filles de son entourage.
“J’allais au magasin. Il m’a donné 1000 francs et il m’a fait un bisou sur la bouche. Il m’a dit qu’il ne fallait pas le dire à maman”, avait confié aux gendarmes l’une des petites victimes.
3 ans après, elle est toujours très choquée, comme en ont témoigné ses douloureux sanglots à l’audience. “Je ne le voyais pas comme ça” a-t-elle dit, en pleurs.
Le quinquagénaire, qui n’a jamais eu de compagne, a reconnu les faits, expliquant qu’il était ivre à chaque fois qu’il était passé à l’acte.
“Je l’ai embrassée sur la bouche. Je ne lui ai pas laissé le choix. Je regrette ce que j’ai fait”, avait déclaré l’homme en garde à vue.
“La bouche c’est une zone érogène. C’est quelque chose d’intime. Encore plus pour un enfant”, s’est indignée l’avocate des petites.
“Tout cela aura un impact. C’est une atteinte portée à leur intégrité. Un adulte ne peut pas se comporter de la sorte”, a de son côté tonné le procureur pour qui “le fait d’avoir donné un peu d’argent est aussi constitutif (…) de la corruption de mineures”.
“Je ne sais pas véritablement s’il sait ce qu’il lui arrive aujourd’hui”, s’est interrogée l’avocate du prévenu, peu loquace tout le long de son procès : “C’est une personnalité immature. On n’arrive pas tellement à discuter avec lui. Il a vécu seul quasiment toute sa vie”.
Outre les 8 mois de prison avec sursis, le quinquagénaire a été condamné à verser 500 000 et 300 000 francs de dommages et intérêts aux jeunes victimes.
Il a en aussi interdiction d’entrer en contact avec elles et son nom a été inscrit au Fichier national des auteurs d’infractions sexuelles.