Gervais Aumeran s’envole pour les championnats du monde de para va’a aux Îles Samoa

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Cinquante rameurs polynésiens participeront aux championnats du monde de va’a du 10 au 19 août à Apia, aux Samoa. En para va’a, deux Tahitiens ont été sélectionnés pour la course sur 12km : Allgower Marua'e et Gervais Aumeran. Originaire de Mataiea, ce dernier vit à Tubuai depuis plusieurs années. Portrait de ce sportif, gagnant de la Te Aito 2023.

Publié le 03/08/2023 à 17:18 - Mise à jour le 04/08/2023 à 11:36

Cinquante rameurs polynésiens participeront aux championnats du monde de va’a du 10 au 19 août à Apia, aux Samoa. En para va’a, deux Tahitiens ont été sélectionnés pour la course sur 12km : Allgower Marua'e et Gervais Aumeran. Originaire de Mataiea, ce dernier vit à Tubuai depuis plusieurs années. Portrait de ce sportif, gagnant de la Te Aito 2023.

Depuis sa victoire au Te Aito en para V1, en juin dernier, Gervais Aumeran n’a pas cessé de s’entraîner. À quelques jours des championnats du monde de para va’a, organisés à Apia, aux Îles Samoa du 10 au 19 août, c’est sur le site de Tehoro, à Mataiea, qu’il peaufine sa préparation.

Pour lui qui a commencé le va’a en 2006, ce voyage est une première. « Les championnats du monde, c’est la suite du Te aito, parce que je m’étais préparé aussi pour ça, explique Gervais. Ensuite, c’était le retour à Tubuai, on continue les entraînements le matin et le soir… La différence, c’est qu’à Tubuai, le matin, il fait froid… c’est le désavantage. »

Gervais a persévéré malgré des problèmes de santé qui l’ont contraint à arrêter plusieurs fois le sport, « parfois plus d’un an » , se souvient-t-il. Mais à la fin, il retombe toujours sur sa pirogue. « Je ne peux pas m’en passer » , sourit-il.

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Aux côtés de Gervais, Allgower Marua’e représentera également la Polynésie. Préparation physique, mentale, repérages, stratégie : pour remporter la victoire, l’un et l’autre devront être au top. « J’ai demandé aux autres pour les parcours, ils disent qu’il y a un peu de tout, on essaye de bien s’entraîner par rapport à nos points faibles, notamment le surf » glisse-t-il.

L’entraînement est adapté à sa condition. Quand les valides font à peu près ce qu’ils veulent, lui ne peut pas toujours ramer. « Il y a des moments où j’ai des douleurs et je ne peux plus ramer, je suis obligé de compenser, c’est compliqué » lâche-t-il, sans pour autant perdre sa motivation.

La course des para va’a est prévue jeudi 17 août. La délégation s’envolera quelques jours avant, mercredi 9 août, à destination de Samoa, pour bien repérer le site avant l’épreuve.

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