La fièvre du « chocolat de Dubaï » gagne le fenua

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Son succès est mondial et se répand via les réseaux sociaux. Le « chocolat de Dubaï » est une tablette à l’allure classique, mais elle contient une pâte à la pistache croquante. Une recette qui fait fureur chez les consommateurs et la Polynésie n’échappe pas au phénomène. Des commerçants et des artisans locaux surfent donc sur la tendance.

Publié le 27/02/2025 à 10:24 - Mise à jour le 27/02/2025 à 10:31

Son succès est mondial et se répand via les réseaux sociaux. Le « chocolat de Dubaï » est une tablette à l’allure classique, mais elle contient une pâte à la pistache croquante. Une recette qui fait fureur chez les consommateurs et la Polynésie n’échappe pas au phénomène. Des commerçants et des artisans locaux surfent donc sur la tendance.

Des tablettes de chocolats fourrées à la pistache, la recette séduit jusqu’au fenua. Vendue entre 10 000 et 30 000 francs sur les réseaux sociaux, la tablette coûte 1900 francs dans ce magasin d’alimentation. Plusieurs clients ont attendu plus d’une heure la première livraison.

« J’ai vu que ça faisait le buzz sur TikTok. Je me suis dit : ‘pourquoi pas ? je vais goûter’ », explique Kai. Pour Tania, c’est sa fille qui a découvert cette nouveauté sur les réseaux sociaux : « Elle m’a dit : ‘maman j’en veux’. Du coup-là, là je cherche. C’est juste pour lui faire plaisir quand elle reviendra de l’école tout à l’heure. J’espère que ça vaut le coup ».

Keanu Levrat, le directeur de l’enseigne, a rapidement flairé le bon coup.  « C’était déjà une idée avec mon équipe de chocolatiers. On s’était renseigné sur les réseaux sociaux. On a vu que ça faisait fureur dans les autres pays. On a donc voulu essayer avec la recette d’origine », dit-il.

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Mais le gérant du magasin a été surpris par le succès rencontré. Pour tenter de satisfaire la demande, Il se fait désormais livrer 70 tablettes par jour.

 « Demain, ça fera un mois qu’on a lancé la tablette. On ne s’attendait pas du tout à cet engouement, au nombre de clients qui viennent attendre au magasin. Ça nous permet de nous faire connaître et de faire découvrir ce nouveau chocolat aux Polynésiens », sourit-il.

Sa recette ? « De la pâte de pistache et du kadaïf. On appelle ça des cheveux d’ange. C’est une recette de Dubaï que l’on a refaite, ici, en laboratoire ».

C’est à Paofai que les tablettes sont conçues par Philippe et Ina. Le kadaïf est cuit en filaments puis séché dans le four. Il est ensuite émietté et mélangé à la crème de pistache.

 « Là, il est en train de mouler les tablettes, on fait un premier décor en chocolat vert. Ensuite, on va venir mettre le chocolat au lait dans le fond du moule. On va faire cristalliser un petit peu le chocolat. On va ensuite venir remplir les tablettes puis les refermer et attendre que la magie se passe au frais », explique Ina Moussu, apprentie chocolatière.

Dans le laboratoire, tout se fait de manière artisanale : de la torréfaction de la fève jusqu’à la confection de la tablette.  « Avoir du beurre de cacao, c’est ce qui est un peu compliqué. On est un peu en rupture, mais on arrive à jongler avec les fournisseurs », ajoute Philippe Veyrac, chocolatier.

Du fait de l’engouement pour ce nouveau produit au fenua, les professionnels sont à l’affut des nouvelles tendances en scrutant les réseaux sociaux.

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