La Maita’i Va’a l’heure, une course inter-archipels

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Face à l’annulation des grands événements de va'a scolaire, comme la Aimeho Vaa Race, l’USSP a mis en place la Maita’i Va'a l’heure : une course sous forme de contre la montre organisée mercredi en simultané dans les 5 archipels. L’événement est une première et répond parfaitement à la volonté de la ministre de l’Éducation qui tenait à ce que les équipes n’aient pas à se déplacer en masse et risquer un nouveau cluster Covid.

Publié le 20/05/2021 à 15:36 - Mise à jour le 20/05/2021 à 15:37

Face à l’annulation des grands événements de va'a scolaire, comme la Aimeho Vaa Race, l’USSP a mis en place la Maita’i Va'a l’heure : une course sous forme de contre la montre organisée mercredi en simultané dans les 5 archipels. L’événement est une première et répond parfaitement à la volonté de la ministre de l’Éducation qui tenait à ce que les équipes n’aient pas à se déplacer en masse et risquer un nouveau cluster Covid.

Depuis deux ans, l’annulation des grands événements de va’a scolaire a poussé l’USSP à revoir ses objectifs. Bien loin du concept de la Aimeho Va’a Race, la Maitai Va’a l’heure permet aux jeunes rameurs des archipels de se retrouver sur le plan d’eau, sans craindre de créer un nouveau cluster.

« Je pense qu’il était bon aussi pour nos élèves de reprendre les compétitions, mais on va rester quand même vigilants, indique la ministre de l’Éducation Christelle Lehartel. C’est pour cela que j’ai demandé de le faire un peu partout sur les sites. »

La course se déroule sur un parcours triangle de 1 km, identique pour tous. À Raiatea, en catégorie collège, le record de l’heure sera tenté par 18 élèves, 9 filles et 9 garçons, pendant 3 périodes de 20 minutes. En catégorie lycée, des équipes de 6 filles et 6 garçons s’affrontent pendant 2 périodes de 30 minutes.

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« Là on permet à tous les archipels de ramer, explique Cédric Duport, professeur de sport. On a les Tuamotu qui rament, les Marquises qui rament. On a les îles Sous-le-Vent avec trois spots : Huahine, Bora et Raiatea. C’est une nouveauté et je pense que c’est une bonne chose pour nos archipels. »

Sur le plan d’eau, les rameurs semblent éprouver des difficultés. Ramer sans adversaire, si ce n’est son propre chrono, n’est pas évident… « Il n’y a pas de repères », confie Abigail, une élève de Faaroa. « On n’a pas d’adversaire à rattraper », complète sa camarade Maylee.

Le District de va’a de Raiatea, l’école de rame Hinaraurea dirigé par Patete Roopinia, la commune de Uturoa, de Taputapuatea et bien d’autres partenaires ont également apporté leur contribution à cet événement. Une première en Polynésie.

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