Originaire du Henua Enata, Miranda a grandi aux Marquises. Elle ne quitte l’archipel que lorsqu’elle doit entrer au lycée. La jeune femme s’installe alors à Tahiti. Rapidement après l’obtention de son baccalauréat, Miranda décide de s’engager comme gendarme volontaire : « Depuis mon enfance, je voulais me mettre au service de la population et aider les autres, me sentir utile pour la communauté. La gendarmerie m’a offert cette opportunité », confie-t-elle.
En 2017, elle part pour la métropole où elle décide de passer le concours de sous-officier. Elle devient gendarme mobile et se déplace régulièrement en France, dans les outre-mer voire ailleurs en Europe… et aucune de ses journées ne se ressemble. « Mes journées sont très variées et peuvent changer à tout moment, c’est ce qui fait la beauté de ce métier. Nous n’avons pas de « journée type ». Par exemple, nous pouvons être appelés pour des missions de maintien ou de rétablissement de l’ordre et de sécurisation sur des manifestations, ou encore pour la protection des bâtiments officiels ou des sites sensibles, la lutte contre la criminalité ou de la lutte contre l’immigration dans les territoires d’outre mer. »
« Ce que j’apprécie le plus dans la gendarmerie mobile, c’est justement ce côté aventure, chaque mission, que ce soit en France métropolitaine, ou encore en outre-mer ou sur des territoires étrangers est un nouveau départ à l’aventure. il y a toujours l’adrénaline de découvrir de nouveaux horizons de nouvelles personnes avec qui échanger. »
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« Il faut constamment faire ses preuves »
Les femmes restent pourtant encore peu nombreuses dans la gendarmerie mobile. « Cela peut parfois poser des défis, et il faut constamment faire ses preuves. Mais je pense que c’est avant tout une question d’aptitudes individuelles. Les femmes ont leur place dans tous les métiers, y compris ceux qui sont majoritairement masculins ».
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Miranda invite les Polynésien(nes) qui aimeraient s’engager, à se lancer : « foncez, même si c’est dur, de quitter sa famille, son fenua, de vivre et de s’adapter à la France, c’est une très belle expérience et la gendarmerie à une multitude de spécialités il faut fa’aitoito et s’accrocher pour un meilleur futur. »