« On est plus qu’unis aujourd’hui », a indiqué Avearii Lachaux, déléguée syndicale, alors que le mouvement de grogne perdure. Les grévistes ont désormais pris position devant les locaux de l’association, à Paea, pour « montrer » qu’ils « existent ».
« A Mamao, on ne nous entendait pas, on ne nous voyait pas ou on nous ignorait, je ne sais pas. Donc, on est revenus sur Paea. Peut-être que là, les choses avanceront un peu plus », a expliqué Avearii Lachaux.
Et celle-ci d’ajouter : « Nous espérons pouvoir avoir des négociations. Encore faut-il que pendant ces négociations-là, les parties soient en capacité de pouvoir décider. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui ». Le président de l’association se trouve en effet actuellement hors du fenua, selon les grévistes.
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La déléguée syndicale est également revenue sur les 158 millions de francs de déficit évoqués par la direction de l’association qui vient en aide aux personnes dialysées. Les salariés n’en sont pas « la cause », a-t-elle rétorqué.
« On a des personnes qui sont décideurs, qui sont censées définir une stratégie, des orientations pour notre structure. Donc, je trouve que de remettre ça sur le dos des salariés, c’est un peu gros », a déclaré Avearii Lachaux qui estime que les chiffres évoqués sont « erronés ».
« Ça change à chaque fois qu’on se voit en réunion. Je ne peux même pas parler de négociations, parce qu’au final il faut être deux pour négocier. Et là, on se retrouve avec des personnes qui sont incapables de pouvoir prendre des décisions », conclut-elle.
Les grévistes dénoncent notamment des conditions de travail dégradées et réclament une revalorisation des salaires.